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J’ai aussi suivi deux ateliers à cette conférence.

Le premier, donné par Alexis Roy, était intitulé « Rythmes et projection de la voix » (et dieu sait si j’en ai besoin).

Il nous a d’abord parlé du tempo, de la rythmique de la voix, qui va rendre l’émotion de base qu’on veut donner au conte, car c’est dans cette émotion qu’on va pouvoir transmettre l’histoire en tant que telle.

Puis il a demandé à certains d’entre nous de venir présenter un extrait de conte. Quand j’ai présenté le mien, on m’a surtout parlé de ma voix, que je ne projette pas assez loin. Alexis m’a alors donné comme exercice de faire le ménage dans la salle (parce que « pour être conteuse, il faut d’abord être concierge »). J’ai déplacé des chaises, je les ai remises à leur place pour les déplacer de nouveau, j’ai tourné dans la salle, servi des verres d’eau, effacé le tableau, tout ça en racontant mon histoire. Ma voix est instantanément sortie suffisamment fort pour couvrir le bordel que je faisais en déplaçant tout ça. Comme si elle était cachée et qu’elle attendait que je ne fasse plus attention à elle pour sortir… Cela dit, je pense que le mouvement (je ne bouge pas énormément sur scène, j’ai tendance à être plutôt posée) y est pour beaucoup.

Le deuxième atelier était donné en anglais par Jennifer Ferris. Improvisation. Déjà que c’est pas exactement mon dada en français, je vous dis pas en anglais. Mais en fait ça s’est très bien passé. J’apprends aussi à jouer de la carte ESL. Y’a quelque chose de touchant dans la façon dont quelqu’un conte une histoire dans une langue qui n’est pas la sienne. Bref, le but est de demander au public de nous donner un personnage, un lieu et une époque. À partir de là on brode, en demandant la participation du public de temps en temps (notamment quand on sèche). J’ai beaucoup aimé l’exercice. Jennifer a demandé à la fin à ce qu’un francophone vienne se prêter à l’exercice en français, tandis que le public anglophone nous donnerait les quelques mots de français qu’il maîtrise. Je me suis portée volontaire et ça a été une très bonne expérience, assez drôle en fait. À la fin, une dame m’a avoué qu’elle n’avait rien compris à mon histoire, mais qu’elle l’avait beaucoup aimée. Je crois que c’est un des plus beaux compliments qu’on m’ait faits. =)

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