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C’est une des raisons qui m’a dans un premier temps poussée à conter : j’avais entendu Casilda Regueiro à l’œuvre, et je voulais, moi aussi, pouvoir arrêter le temps lorsque je raconte des histoires.

Je dois dire que ça arrive de moins en moins souvent quand j’écoute un conte. Une part de moi reste l’enfant de cinq ans qui se demande bien dans quel pétrin le héros s’est encore fourré, mais la conteuse de trente piges analyse aussi les techniques de la personne qui raconte l’histoire.

Mais des fois, je tombe sur des gens comme Cathy Miyata. Ce soir-là, je ne pouvais pas rester pour tout le spectacle, je n’étais venue que pour voir des amis conter. Je m’apprêtais à partir après leur excellente histoire, mais j’ai été prise dans une conversation.

Et Cathy Miyata est montée sur scène. Elle conte en anglais, ce qui malgré mon niveau de langue décent, est toujours un peu plus difficile pour moi. Mais là non. J’ai oublié qu’elle contait en anglais. Oublié que je devais partir, oublié qu’on m’attendait. Elle m’a tout bonnement subjuguée par son histoire. Je suis incapable de dire quelles sont les techniques qu’elle a pu utiliser, tout ce qu’il me reste, et c’est tant mieux, c’est la force et l’abnégation de son héroïne.

C’est là, à mon avis le talent d’une grande conteuse, être capable de captiver son auditoire à ce point là et laisser la magie faire le reste.

 

 

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