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Vous avez déjà entendu parler de Diego Garcia?

C’est une île de l’archipel des Chagos, dans l’Océan Indien,

Un petit bijou, je vous dis que ça!

Des eaux turquoises qui font rougir le ciel de honte au coucher du soleil,

Des plages de sable fin à nulle autre pareil,

Des fonds marins multicolores,

Une faune aussi riche que la flore,

Bref, imaginez-vous donc, le paradis sur terre…

 

Dans la baie, quand on regarde bien,

On voit des pailles-en-queue, des lémuriens,

Des tortues et des dauphins,

Des porte-avions, des sous-marins,

Des officiers américains….

 

Moi j’dis ça, mais j’y suis jamais allée,

c’est les autres qui m’ont raconté, ceux qui en ont été chassés,

Les Adams, les Eves qui vivaient là, de la mer, du ciel, du vent

Et du cargo qui venait tous les trois mois assurer l’approvisionnement.

 

Paraît qu’un jour, le serpent a fait son apparition au paradis,

qu’il avait fait stoppé le ravitaillement pour mieux distribuer ces pommes pourries,

Et ce sournois persifleur biblique aurait annoncé, dans son plus bel accent anglais,

que ces îles étaient maintenant britanniques

et qu’il allait falloir dégager.

 

Mais qu’est-ce que tu fais quand t’existe plus sur aucune map,

Dans aucun registre, sur aucune carte,

et qu’on a volé la terre qui était là sous tes pieds?

 

Moi je pose la question comme ça, mais c’est à eux qu’elle était adressée,

à ceux qui, déchus du jour au lendemain au rang d’objets de la reine

ont dû courber l’échine, ont dû quitter l’Eden…

Et pendant qu’on les déportait aux Seychelles ou à Maurice,

Pendant qu’on les bâillonnait à grand renfort d’embrouilles et d’injustice,

qu’on a fait une histoire de fou de leur demande d’asile,

qu’on les a parqués là dans des bidonvilles,

sans eau, sans électricité, sans lumière sur ce qui s’était passé,

L’odieux aspic, lui, vendait leur île au grand aigle blanc d’Amérique

qui avait besoin d’un bel atoll tropical pour mieux préparer sa grande bataille navale,

en Irak, en Afghanistan, et p’têt, qui sait en Syrie,

 

Paraîtrait même qu’ils auraient poussé le vice jusqu’à appeler l’endroit « Camp Justice »!

 

Dans ce paradis tropical, pas de bateau de croisière, juste quelques croiseurs qui rentrent au bercail,

paraît que ça fait plutôt désordre dans la barrière de corail,

paraît que les couchers de soleil ont perdu de leur splendeur,

paraît que la cause des Autochtones attend toujours de trouver preneur…

 

Moi je dis ça, mais j’sais pas, c’est les autres qui m’en ont parlé

ceux qui attendent encore aujourd’hui au port qu’un bateau veuille bien les ramener.

 

Moi je dis ça, j’dis rien,

cependant, il me semble bien,

que cette histoire de paradis enVOLÉ se retrouve sous bien d’autres latitudes…

sur tous les continents en fait, on pourrait presque croire que c’est une habitude!

 

Moi j’dis ça mais bon, faites comme si j’avais rien dit.

J’espère juste que ceux qui ont volé l’Eden l’emporteront pas au paradis.

 

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