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Lundi matin : retour à St-Elie en train, cette fois-ci. Décidément, on n’arrive pas là n’importe comment! Il faut soit arriver par la route en traversant les brumes et en acceptant de pas trop savoir où on s’en va, soit prendre le train jusqu’à une gare qui n’existe pas. (La dame qui a vérifié mon billet au départ me dit que ça fait trois ans qu’elle travaille sur cette ligne et qu’elle n’a jamais vu personne descendre à cette gare.)
C’est un train pas comme les autres; il ne passe pas tous les jours, et nul ne sait quand il partira ni surtout quand il arrivera. Je m’aperçois que le trajet semble s’étirer plus que prévu. Je demande à la personne qui a contrôlé mon billet si on va avoir du retard : « Ah bin c’est sûr! Toujours! ». Le temps prend un autre rythme dès qu’on s’approche de St-Élie.
Le train s’arrête à Charette. Il n’y a pas de gare, sur le site de VIA RAIL, ça dit juste “poteau”.
Ils n’ont pas menti…
photo 1
Je crois que le poteau en question est le truc surmonté d’un X rouge et blanc, mais ça reste à élucider…
Le lendemain, c’est le deuxième 150e de St-Élie.
(En fait, le 150e, c’était l’année passée, mais ils se sont rendus compte qu’il y a eu un genre de faille temporelle dans les archives, du coup ils ont décidé de remettre ça cette année.)
Une conférence de presse est organisée par les enfants de l’école pour fermer le “Coffre des générations”. Il s’agit d’un grand coffre de bois dans lequel les habitants de St-Élie ont pu venir glisser tout au long de l’année des lettres adressées à leurs proches ou à eux-mêmes, des photos, des dessins, des souvenirs. Le coffre ne sera rouvert que dans 25 ans. On imagine sans mal ce que ça doit faire d’écrire une lettre que son enfant ne lira que dans un quart de siècle…

photo 2

Le coffre des générations de Saint-Élie-de-Caxton
De mon côté, le travail a repris. Le jour, je continue à arpenter le village, à jaser avec le monde, et la nuit, j’explore mes histoires, et je parle à mes personnages. J’aime bien travailler de nuit, on dirait que la concentration vient plus facilement. Je dors avec un dictaphone à portée de main pour garder une trace des idées qui me passent par la tête vers 3-4h du matin. Le lendemain je remets de l’ordre dans tout ça, je coupe, je recoupe, je fais des liens ici et là. Et je laisse décanter, jusqu’à la prochaine nuit.
 photo 5
Café Chez Méo, Saint-Élie-de-Caxton
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